Samedi 10 mai 2008

La croyance concerne les choses que l'on imagine, pas celles dont on est conscient.


Il y a la croyance, synonyme de supposition ou d'hypothèse, que l'on est tout disposé à vérifier; et il y a la croyance autour de laquelle on s'est construit parce que l'on sait que l'on ne pourra jamais la vérifier.  


La croyance religieuse n'est rien d'autre que de l'émotion, de l'affect associés à des signifiants ou des formules. 


Pour croire vraiment, il faut méconnaître le fait que la croyance est un pur produit du conditionnement, car plus on prend de distance par rapport à celui-ci et moins on croit. 


Adhérer à une parole ou une pensée qui parle de soi, c'est s'identifier au "soi" défini par la parole ou la pensée, c'est devenir un objet, l'objet de l'auteur supposé de la parole ou de la pensée. 



La croyance est rarement solitaire. Nous abandonnerions beaucoup de nos croyances si elles n'étaient pas partagées.




Une idéologie, une pensée a du succès, réussit, non parce que beaucoup partagent ses thèses, mais parce que beaucoup se mettent à croire que beaucoup y croient . Le talent d'un dictateur consiste justement à susciter  cette croyance en une foi commune.
 


L'existence de quelque chose d'autre que soi ne va jamais de soi. Elle sera toujours une pure croyance.



Pour croire, il faut être persuadé que plusieurs autres personnes ont une perception directe, au moins partielle, de ce en quoi nous croyons.



Penser à une chose, c'est penser du même coup l'existence de cette chose, c'est croire en son existence. Cette croyance autorise même différentes façons de penser à cette chose. 

par Jean Louis publié dans : croyance
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Comment puis-je trouver la vérité
si je ne suis pas vrai ?
Je n'assume que ce que je choisis.
Je ne choisis que ce que j'assume.


Accepter ce qui est, 
c'est aussi accepter 
de ne pas accepter ce qui est.


C'est contre l'homme que l'on pèche, 
et non contre Dieu qui n'est qu'une
idée et un prétexte pour pécher
contre l'homme. 



Le problème, vois-tu, c'est que tu te
penses. Et comme tu te penses, tu me
penses. Et comme tu me penses, tu
cherches à me subjuguer.
 


Tout, absolument tout ce qu'on nous a
dit, tout ce qu'on nous dit, tout ce qu'on
nous dira sur nous et sur la vie est faux
et à jeter.

 

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