Mardi 24 juin 2008

L'autorité voudrait nous faire croire qu'il existe une façon de bien dire ou de bien faire objective, indépendante du sujet, indépendante d'elle-même, et qu'elle la connaît.

 

 

 

 

La crise de l'autorité est pour ceux qui veulent exercer leur autorité, pas pour ceux qui sont soumis à l'autorité. Or il n'existe de raison de vouloir exercer son autorité que sociétale ou institutionnelle. La véritable autorité est naturelle. 



Il est facile de reconnaître ceux qui, parlant de la vie ou de l'homme, ont des vues sur nous et notre esprit : ils s'abstraient et prétendent à l'objectivité.


Ceux qui font autorité en matière de culture, citent abondamment, encensent les penseurs anciens, s'y réfèrent constamment, se réclament d'eux, promeuvent leurs théories, pour se lamenter ensuite des dégâts, catastrophes causés par ces théories oubliant qu'ils sont les principaux responsables de ces catastrophes.




Passer pour une autorité, c'est parvenir à faire croire qu'on est l'inventeur, l'auteur véritable et unique des idées qu'on vient d'exprimer.


 

Le rapport de l'autorité à celui qui y est soumis est un rapport d'explication , de détermination, de direction . La révolte consiste justement à inverser les rôles et à expliquer, trouver des déterminations, des motivations à l'exercice de l'autorité.


L'autorité veut être honorée mais pas tenue pour responsable. Il n'est pas question qu'elle assume les conséquences des ordres qu'elle a donnés s'ils ont conduits à la catastrophe. C'est pourquoi elle ne fait pas, elle fait faire.  L'honorabilité de l'autorité est une rente de situation.



La différence entre le respect, l'autorité et la tyrannie, c'est que si l'on vous dit par exemple : "vous êtes maladroit", celui qui vous respecte vous laissera penser ce que vous voulez de cette affirmation, l'autorité vous obligera à vous justifier, à lui démontrer que vous n'êtes pas maladroit, le tyran vous obligera de toute façon à admettre que vous êtes maladroit. L'autorité oscille toujours entre respect et tyrannie.



L'autorité se fait le représentant d'un consensus, d'une référence commune desquels il parvient à passer pour le porte-parole légitime.     

 

par Jean Louis publié dans : autorité
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Comment puis-je trouver la vérité
si je ne suis pas vrai ?
Je n'assume que ce que je choisis.
Je ne choisis que ce que j'assume.


Accepter ce qui est, 
c'est aussi accepter 
de ne pas accepter ce qui est.


C'est contre l'homme que l'on pèche, 
et non contre Dieu qui n'est qu'une
idée et un prétexte pour pécher
contre l'homme. 



Le problème, vois-tu, c'est que tu te
penses. Et comme tu te penses, tu me
penses. Et comme tu me penses, tu
cherches à me subjuguer.
 


Tout, absolument tout ce qu'on nous a
dit, tout ce qu'on nous dit, tout ce qu'on
nous dira sur nous et sur la vie est faux
et à jeter.

 

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